Bloody Wings

Lorsque la chute commence, toute tentative est vaine. Il faut se résigner à subir le pire.
 
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 Un abris... pas pour longtemps

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Melody d'Elcaran
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MessageSujet: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeSam 15 Mar - 11:30

La jeune femme courait à perdre haleine, regardant à peine ce qui se trouvait devant elle. C'est ce qu'il y avait derrière elle qui la préoccupait le plus. Elle n'avait jamais été sportive et courir n'était pas vraiment sa tasse de thé... De plus, elle n'avait aucune endurance et c'était la peur qui faisait agir ses jambes pour l'emporter toujours plus loin. C'est en cet instant qu'elle aurait aimé avoir un engin ou une monture pour se déplacer, oh oui, elle serait aller plus vite qu'avec ses stupides jambes. Affaiblie par la blessure qu'elle avait au bras, sa tête lui tournait. Elle aurait dut aller vers l'infirmerie plutôt que vers l'entrepôt mais entre le bâtiment de l'infirmerie et elle, il y avait la créature dangereuse qui l'avait prit en chasse. Elle ne savait ce que c'était ou qui il était. Après tout, elle avait participé à la création des Virtuels, si c'en était un, il avait très bien pu la reconnaître et avait très bien pu vouloir la tuer... Après tout, leur premier instinct était de tuer, c'est dans cette optique là que l'équipe de techniciens informatiques et de scientifiques les avaient crées sous la tutelle de monsieur Vänser...
Courant toujours, essayant de ne pas se faire rattraper, elle finit par se retrouver devant l'immense porte de l'entrepôt K. Elle s'arrêta à peine une demi-seconde puis la franchit et essaya de la fermer et de la barricader avec les meubles qui lui tombait sous la main. Elle eut le temps de mettre un bureau et une armoire, avec une difficulté et une lenteur évidente dut à ses maigres forces et à son bras blessé, contre la porte avant qu'elle n'entende des bruits de coups contre la porte.
Elle souffla un bon coup, tremblant légèrement, puis elle observa l'entrepôt autour d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'elle y mettait les pieds mais d'habitude, il y avait plus de monde que ça... Surtout que le jour se couchait dehors, les autres participants en profitaient donc pour venir refaire leur stock de munition et trouver des objets tous plus étonnant les uns que les autres.
Une chance ?
Elle doutait sérieusement que le fait d'être seule dans cet entrepôt soit une chance pour elle. Pour une fois, un peu de compagnie ne lui aurait pas fait de mal. Elle repéra bientôt des boites à munition un peu plus loin sur une table et s'y dirigea pour se servir. Elle avait épuisé son stock à cause de la chose dehors car elle avait perdue son sang-froid.


* Tu aurais du me laisser faire... Tu sais très bien que tu ne serais pas dans cet état si tu m'avais laissé ta place... Aller Melody, laisse-moi règler cette histoire... Tu verras, un petit coup et 'piouf'' envoler les soucis ...* lui murmurait une petite vois douce et suave dans sa tête.

Elle frissonna. Il ne fallait pas qu'elle lui cède. En constant combat avec elle-même, il fallait qu'elle garde le dessus. Si "oran" comme elle l'appelait prenait le contrôle d'elle-même, s'en était finit. Elle sentait que plus elle laissait son "double" prendre les commandes, plus celui-ci avait d'emprise sur elle. Mais le pire arrivait lorsqu'elle se reposait... Pendant que son esprit rêvait, Oran avait l'habitude de prendre le contrôle de son corps et de faire ce qui lui chantait avec... Au fond d'elle, elle avait peur de ce double machiavélique et il/elle le savait très bien.

*Calme-toi Melody, ce n'est rien... Ne cède pas, tu dois rester lucide pour combattre.*


Soudain, il y eut du bruit dans l'entrepôt. Elle réagit grâce à ses excellent réflexes : elle prit les balles, chargea son arme et se camoufla derrière une table renversée écoutant avec attention les bruits de l'entrepôt. Les coups dehors s'étaient calmé et la porte était toujours barricadée, rien n'avait bougé, ce ne pouvait être la chose de dehors, elle n'avait remarqué aucune autre échappatoire que cette porte et les hautes fenêtres de l'entrepôt étaient bien trop étroites pour qu'on puisse s'y glisser... De plus, il fallait déjà réussir à grimper le long du mur de métal car tout le monde ne possédait pas des ailes...

"C'est bien le moment..."
grommela-t-elle avant de faire grand silence et d'attendre une nouvelle manifestation.
Peut-être avait-elle simplement mal vu et l'entrepôt abritait-il simplement quelqu'un d'autre au même moment ?!
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeDim 16 Mar - 11:42

J'étais parti sans trop m'attarder de l'entrepôt où je m'étais réveillé, tout compte fait, et j'avais déja dû tuer deux types au bord de l'overdose. Cela me laissait de marbre, tout en m'irritant. Tuer ne me posait pas de problèmes, mais là, il n'y avait aucun esthétisme. le seul avantage est qu'ainsi, je ne me salissais pas trop les mains. Mais mes munitions, mes précieuses munitions, je regrettais vivement de les avoir utilisées pour une tâche si basse, si indigne de moi... Alors, j'avais marché au hasard, espérant tombé sur un lieu utile. Sur ce point, il n'y avait tout compte fait rien à dire. Le lieu regorgeait de trésors, munitions, nourriture, et même grands morceaux de toile parachûte.

Me baissant et en prenant un, je me laisse glisser au sol, et commence à le tâter pour en éprouver la solidité et la qualité. Impossible de dire précisément depuis combien de temps il est là, sa qualité première est toujours présente. Parfait...
Rapidement, je le plie, coupe quelqes morceaux, et me confectionne une sorte de sacoche, où je dissimule des munitions, d'autres morceaux de tissus au cas où je devrais me faire des bandages de fortune, et quelques sachets de viande séchés. L'idée de devoir manger de cela, moi, le génie, l'être le plus parfait qui soit à l'exception de ma mort qui semblait devenir de plus en plus proche, me donne envie de vomir. A la place, j'allais donner un coup dans le mur, quand la porte du hangar s'ouvrit, pour se refermer presqu'aussitôt.
Je me dissimule dans l'ombre et me fait le plus petit possible, tandis que des coups résonnent contre les murs du hangar. J'ignore qu'est-ce qui est responsable de ce boucan, et je suis tout compte fait peu curieux de le savoir. Quand ils se sont enfin calmés, je me relève précautionneusement, veillant à ne pas faire bruisser la soie de ma longue veste qui comme toujours glisse sur mes épaules, ni celle de mon pantalon. Ce n'est qu'alors que je cherche à savoir qui s'est dissimulé ici, et que j'espuisse un pas. Mal m'en as prit, je donne sans le vouloir un coup dans une conserve qui trainait, trahissant ma présence. Imbécile... Je suis parfois stupide, j'aurais dû me rappeler de cette boîte de fer que j'ai prise tout à l'heure pour examiner son contenu. Imbécile...


_ Il y a quelqu'un ? Qui êtes-vous ? Qu'est-ce qui se passe ici ? Qu'est-ce que tout cela signifie ?

Impeccable. Comme toujours, j'ai bien repris le contrôle de la situation. Avec toutes ces questions, elle saura qu'il y a quelqu'un, et j'obtiendrais peut-être des réponses. Pas sur l'île ou le jeu, je sais depuis longtemps ce qui s'y passe, et je connais le but de tout cela, mais sur l'intrus, ou l'intruse, ainsi que les agissements des gens dehors qui s'entretuent. rares sont ceux qui pour l'instant ont eu l'idée de se regrouper. Tant mieux. Cela signifie que je n'ai pas encore à intervenir, et que mes chances de survie augmentent légèrement. C'est toujours mieux que rien...

Ôtant les baguettes qui retiennent mes cheveux noir de nuit, je remonte légèrement ma veste rouge et or sur mes épaules et renoue plus fermement la ceinture de soie qui la maintient fermée. Ainsi, je fais encore plus effeminé, et j'inspire davantage confiance. Je ne tiens pas à me faire descendre avant d'avoir eu des réponses à mes questions.
Avançant encore, je me rapproche d'une table renversée, les mains étendues devant moi, paumes grandes ouvertes vers le ciel, en un geste d'apaisement qui prouve aussi que je ne suis pas armé... pour l'instant. Dans mon dos, le fusil, dans ma saoche qui ballote à mon côté, oscillant au rythme de mes pas, munitions, tissus et nourriture, dans la poche intérieure de ma veste, matériel de couture dont je ne me sépare jamais accompagné de ma sarbacane et ma râpe à fromage. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils m'ont donné ce truc, alors que mon fusil est visible.


_ Pourriez-vous me dire ce qui est dehors ? C'est... Cela m'effraie... je ne comprends rien...

Impeccable. Aprés l'avalanche de questions, signe de stress et de pnique, la question hésitante où les difficultés de formulation indiquent dans l'esprit de la plupart des gens que l'on est innoffensif. Vraiment, je m'adore, même si je déteste devoir passer pour une fille effrouchée. Parfois, j'aimerais être un gros balors, plutôt que ce parfait andrgyne...
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeDim 16 Mar - 20:33

La voix résonna dans l'entrepôt. Melody tressaillit. Non, elle n'était pas seul et rien que les deux premières questions l'assommèrent. Par mesure de sécurité, derrière sa petite table de fer renversée, elle chargea son arme, provoquant un petit déclic qui n'avait rien de rassurant pour l'être qui s'approchait de son maigre bouclier. Elle jeta un rapide coup d'œil par dessus le bord du bureau puis elle se retourna et pointa son arme sur l'individu qui s'approchait, montrant son visage jusqu'au niveau de son nez, laissant le reste de son corps caché. Sans prononcer la moindre parole, sachant son ordre assez explicite à travers son geste, les grands yeux verts et froid de la jeune femme en blouse blanches se posèrent sur le visage de l'inconnu. Ses traits fins trahissaient une grande féminité et elle le prit tout d'abord pour une femme mais à bien y regarder, elle comprit vite que ce n'en était pas une.

*Une femme ?... Non, un homme... Je sens que la discussion va être tendue*
*Tu devrais faire des efforts parfois, laisse-moi...*
*NON !*

Elle faillit grimacer mais elle se rappela à temps que trahir ses émotions pouvait faire pencher la balance et elle avait horreur de se montrer trop expressive. La migraine qui pointait le bout de son museau allait la mettre de très mauvaise humeur, mieux valait pour l'homme en face d'elle qu'il ne s'approche pas trop près.

"Un pas de plus et je tire, suis-je clair ?"

Elle n'avait pas baissé son arme, même rassurée de voir qu'il n'était pas un virtuel mais un simple homme aux allures de femme. Elle avait vite appris sur cette île qu'il fallait tuer le premier pour éviter d'être tuer à son tour. Comme disait le proverbe "mange, tu ne sais pas qui te mangera demain", elle tuait de sang froid et sans éprouver le moindre sentiment de culpabilité. Tant que les virtuels restaient en vie et s'amusaient à tuer, le jeu pouvait continuer sans qu'elle n'ait à s'inquiéter.
Elle observa la sacoche de l'inconnu et l'arme qui se baladait dans son dos. Un fusil, une arme de jet comme la sienne mais certainement plus efficace que son pauvre revolver... Bien que son arme lui ait déjà sauvée la vie à mainte reprise.
Il n'y avait plus un seul bruit dehors, elle avait l'impression que la chose s'était lassée de chercher une entrée et qu'elle était repartie chercher une autre proie. Tant mieux ! Ça lui laissait le champ libre pour agir et de la tranquillité pour réfléchir correctement. Bien que la discussion ne soit pas son fort, elle savait qu'il valait mieux se faire des amis que des ennemis sur cet île... Surtout pour les trahir une fois qu'il ne lui était plus d'aucune utilité. Elle décida donc d'engager la conversation, suivant le moindre geste du jeune homme avec minutie... Ce qui avait tendance à agacer à la longue.


*Le moindre faux pas, un seul geste de travers et tu fais boum ! ...*

"Désolée de pointer ainsi mon arme sur toi, mais je n'ai pas confiance. Mon nom est Melody, quel est le tien ?"


Le vouvoyer ? Hors de question ! Rien que cette pensée fit frissonner Melody. Il n'avait pas l'air bien plus vieux qu'elle, peut-être même plus jeune, que pouvait-elle en savoir, c'était la première fois qu'elle le rencontrait... Il fallait dire que les rares personnes qu'elle avait croisées jusqu'à présent étaient mortes de sa main... Elle aurait certainement pu faire une excellente virtuelle elle aussi, si elle avait été l'une de ces personne froide que même la mort d'un proche ne dérange pas... Quoi qu'elle s'en rapprochait, du moins, Oran s'en rapprochait. Il/elle était bien plus machiavélique, froid et distant qu'elle, tuant tout et n'importe quoi... C'est pour ça qu'il fallait qu'elle garde le contrôle, qu'elle ne le/la laisse pas prendre le dessus. Mais lutter était difficile et parfois, elle était obligée de céder sans rien pouvoir y faire grand chose... Elle ne devenait alors qu'une spectatrice d'un carnage sans nom.

Rien ne semblait pouvoir troubler le silence qui s'était installer entre les deux individus, mis à part peut-être l'écho de leurs souffles et le sang qui coulait le long de son bras pour atteindre le sol en gouttelettes inégales, formant une flaque de plus en plus grande à côté d'elle... Rien d'autres, c'étaient les seuls bruits de l'entrepôt.
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeJeu 20 Mar - 13:57

C'est décidé. Dés que je trouve un endroit avec du réseau sur cette île, j'appelle mon garde du corps, et je l'oblige à venir me cercher. Avec un mortier ou quelque chose de tout aussi efficace, si possible. Mais je suppose que les portables ne passent pas dans le coin. Et de toute manière, je n'en ai pas.
La fille derrière la table ôte le cran d'arrêt de son arme, cela fait un cliquetis ridicule qui me fait sourire, puis se redresse légèrement. Jolis yeux, quoique les miens, noirs ténèbres, soient mille fois plus beaux. Sa menace me fait sourire. Je n'avance pas, je ne recule pas non plus, je souris. Filmez ça, surtout. Cela risque de se vendre cher, je ne laisse pas souvent apparaître ma joie.
Car je suis heureux. C'est stupide, ridicule, et j'en passe, mais je suis heureux. Cette fille qui me menace ne manque pas de cran, et même si je n'en ferais pas une alliée, ni une poupée, elle me distraira un moment, je pense. Et aprés ? Simple, je repartirai. Elle me donne son nom, me demande le mien. En me menaçant et me tutoyant, quel manque de politesse. J'aurais espéré mieux. Un peu de respect dans ce monde de fous n'a tué personne, la preuve en est devant vous...

Gracieusement, je m'incline, les mains toujours ouvertes et paumes vers le ciel, mes cheveux glissant lentement sur mes joues et ma nuque, en un contact qui me fait discrètement frissonner d'aise. J'adore ça, c'est aussi léger et subtil qu'un souffle ou un baiser papillon. Me redressant ensuite, je laisse passer un instant avant qu'enfin les mots daignent tomber d'entre mes lèvres.


_ Galatée Jung-Ran, enchanté...

Je ne suis pas assez fou ou suicidaire pour appeler cette fille par son prénom. Elle serait fichue de me tirer dessus pour seule récompense. Mais, logiquement, elle devrait me penser innoffensif. Je suis styliste, le deuxième plus célèbre, certes, mais styliste avant tout, du moins dans l'esprit des masses. Rares sont ceux qui connaissent mon talent pour les arts martiaux et qui ont une infime idée de la noirceur de mon esprit. Sur cette île, je pourrais enfin y donner libre cours, c'est heureux...

Le silence finit par s'installer, et je reste à ma place comme un enfant sage, me contenant de remettre en place mon emmanchure qui a légèrement glissé. la soie a mille vertus, mais je dois reconnaître que ce tissu soyeux est un peu trop glissant. Rien ne trouble le murmure du silence, hormis le bruit léger de nos respirations, la sienne à peine irrégulière, la mienne parfaitement calme malgré ma situation précaire. Ah si... En tendant l'oreille, je perçois un léger bruit. Elle saigne.


_ M'autoriseriez-vous à jeter un coup d'oeil à votre plaie ? Sans me cribler de balles, si possible...

La soigner la mettra en confiance, et elle baissera peut-être enfin cette arme. Dehors, la chose recommençait à se rapprocher. Dommage, elle n'aurait pas pu se faire descendre ? Ou descendre quelqu'un, ce qui aurait mieux. Quoique...
Un ou deux coups sur la porte, le long des murs, et le silence revint. Cette fois, je suis légèrement stressé et je rattache mes cheveux.
Faites qu'elle accepte, et qu'elle m'aide à sortir d'ici avant que ce truc n'entre...
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Melody d'Elcaran
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeDim 23 Mar - 15:49

*Ce nom ne me dit rien du tout... De toute manière, je ne dois pas connaître beaucoup de monde sur cette île...*

Le fixant toujours, n'abaissant pas son arme, bien trop méfiante envers cet homme qui n'avait pas vraiment l'air d'en être un, elle se contenta de hocher affirmativement la tête à sa question. Pas vraiment bavarde Melody si vous voyez ce que je veux dire. Et même si elle le menaçait de son arme, elle était incapable de tirer mais rien en elle ne pouvait montrer à Galatée cette faiblesse si bien cacher. Il n'y avait que lorsqu'Oran prenait le contrôle qu'elle se servait de son arme, sinon, elle se contentait de paraître menaçante et la distance qu'elle mettait continuellement entre les gens et elle y contribuait plutôt efficacement, sa froideur naturelle aussi...

"... Vous êtes médecin ?"

Il l'avait vouvoyée, autant en faire autant bien qu'elle détestait ces stupides formalités. Elle avait posée la question mais il n'avait pas du tout la tête d'un médecin ni celle d'un infirmier où d'un pharmacien... Peut-être avait-il plus le profil d'un psychologue, assis dans un fauteuil à noter la moindre de vos paroles qui se déverse en un flot incontrôlable de malheur ?...

Lorsque les bruits recommencèrent elle frissonna et détourna un instant son attention du jeune homme, à peine une seconde pour se concentrer sur la créature au-dehors. Mais quand voudrait-elle bien la lâcher ?! Elle frissonna et son regard émeraude se reposa sur le visage de son compagnon de calvaire... Elle l'étudia de nouveau et finit pas plonger ses yeux verts dans ceux, d'un noir intense, du jeune homme. Ils étaient étranges, elle n'en avait jamais vu d'une telle noirceur, ils semblaient vous aspirer dans un gouffre sans fond.
Finalement, après un frisson d'angoisse imperceptible pour l'individu en face d'elle, elle abaissa légèrement son arme. Il pouvait l'approcher mais elle restait tout de même sur ses gardes et observaient le moindre de ses faits et gestes.


*Il fait chaud ici*
*C'est juste parce que tu as la frousse que tu as si chaud ! Laisse-moi régler ça, ça ira bien plus vite... Tu te sentiras mieux après*

Tout comme le sang coulait le long de son bras, la sueur dégoulinait dans son dos et collait sa chemise noire contre sa peau. Comme si elle pouvait se débarrasser de la présence d'Oran comme ça, elle secoua la tête, remettant ses idées au clair. Lutter constamment devenait fatiguant à force et pourtant elle n'était pas sur l'île depuis si longtemps que ça.
Un coup, plus assourdissant que les précédents, provoqua un nouveau frisson chez elle. Décidément, elle était de plus en plus suspicieuse sur ce qu'était l'être en-dehors de l'entrepôt... Détournant de nouveau son attention de Galatée, elle observa les hautes et petites lucarnes qui servaient à faire entrer la lumière du soleil dans l'entrepôt pourtant bien sombre et aperçu une silhouette sombre et animale passer en un battement de cil... Enfin elle supposait que c'était un animal car la silhouette n'avait rien d'humaine.

De nouveau ses beaux yeux verts se posèrent sur Galatée dont les cheveux étaient à présent noués. Le visage dégagé, il paraissait être une personne à qui l'on pouvait faire confiance. Mais elle était totalement incapable d'accorder la sienne, surtout sur cette île où la moitié des gens devenaient fous et essayaient de s'entretuer...
Nouveau silence, plus de coups, plus de silhouettes monstrueuses, juste le silence envahissant qui la rendait plus méfiante que jamais. A présent, elle observait les faits et gestes du jeune homme à qui elle avait permis de s'approcher.
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeLun 31 Mar - 10:25

J'hausse les épaules, tranquille, tandis qu'elle baissa enfin son arme. Je m'approche et tire une bande de tissu de ma besace de fortune, commençant tranquillement à bander sonbras. Non, je ne suis pas médecin, et je m'étonne intérieurement qu'elle ne me connaisse pas. mais j'ai l'habitude de faire des bandages, c'est en général moi qui soigne mes collaborateurs aprés m'être mis en colère. Pas par générosité, juste pour ne pas avoir d'ennuis avec les médecins, justement. Coudre un kimono ou une plaie, où est la différence ?

_ Non, je suis styliste. Le plus connu de Corée, et l'un des plus réputés au monde. Mais bon, coudre de la chair ou du tissu, il n'y pas de différence pour moi.

Quoique... Quand je faisais une suture, je réduisais le plus possible la dose d'analgésiques, soi-disant pour les économiser, en vérité pour voir les grimaces de douleur. C'est ma manière de me venger de la perte de temps, et ça me fait une distraction supplémentaire. Une fois encore, je vous le dis, je suis tordu. Au pire sens du terme. Moi ça ne me gêne pas. Vous, peut-être que si. Ne jamais pouvoir prévoir dans combien de temps on va mourir... c'est le genre de sensation que je dégage quand je laisse voir mes yeux trop longtemps. Avantage de ma coiffure, ils sont souvent cachés...
Achevant de la soigner, je me relève et m'éloigne un peu d'elle, sans plus insister. Je vais jusqu'à lui tourner le dos et continuer à parcourir du regard et des doigts ce qu'il y a dans ce hangar. Plus rien d'intéressant pour moi, en tout cas. Pas d'armes blanches, pas de poisons ou de fioles d'acide... Dommage, j'ai toujours voulu essayer ça...


_ Auriez-vous une quelconque idée de ce que nous faisons en ce lieu ?

J'espère qu'elle n'ait pas assez stupide pour croire que je parle de ce hangar, je ne sais pas si elle restera longtemps en vie si elle me sort une réponse de ce type. Je déteste qu'on se paye ma tête. D'autant que cette fille semble folle mais pas stupide...
Aprés un temps de réflexion, je repousse les mêches qui cachaient mes yeux, laissant leur froideur et la cruauté qui est mienne transparaître. Peut-être est-elle de ces gens qui n'accordent pas leur confiance mais tolèrent la présence de quelqu'un de dangereux afin de lui faire faire le sale travail, puis de s'en débarrasser ? Je n'aime pas ces méthodes, mais s'il le faut, je me plierais à ce genre d'utilisation. Pour ma survie. Et sa mort.


_ Quelle était votre profession, là-bas ?

J'avoue, c'est du bluff. Soit elle est une spéciale et comprend le double-sens, soit une normale et elle me comprendre avant d'être emmenée ici. Dans les deux cas, j'ai une réponse qui devrait m'aider par la suite à jouer avec. J'adore ça... Jouer... les humains sont mes pantins favoris... Avec leur soi-disant libre arbitre, ils obéissent à qui est assez malin pour leur faire croire les respecter. Si... si ridicules...
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeLun 31 Mar - 11:05

Tandis qu'il bandait son bras, toujours en silence, alors que son arme visait à présent le sol, elle soupira. Il n'y avait pas de raison de stresser à ce point. La "gentille bête" de dehors ne ferait plus long feu, elle était presque à bout psychologiquement parlant et Oran en profiterait certainement pour faire surface. C'était toujours comme ça, sa double-personnalité finissait toujours pas reprendre le dessus.
Elle n'avait pas quitter l'homme qui se disait styliste des yeux.
Styliste... Galatée Jung-Ran... Non, décidément, elle ne voyait pas. La haute-couture ne l'avait jamais intéressée et elle était resté enfermée trop longtemps dans le laboratoire, entourée de ses projets pour suivre une quelconque actualité.


*Coudre de la chair ou du tissus... Tu sais qu'il me plait ce type ? Ce serait presque dommage de le tuer...*
*Et bien ne le tue pas !*

Décidément, Oran exaspérait de plus en plus Melody qui secoua légèrement la tête comme pour se débarrasser d'un insecte invisible. La créature au-dehors semblait s'être calmée et les avait laissés tout les deux tous seuls. Elle mit un certain temps ensuite à répondre à ses questions tandis qu'elle inspectait elle aussi, de nouveau, le bâtiment des yeux mais par politesse elle finit par répondre tout en plongeant ses beaux yeux verts dans ceux du jeune styliste.

" C'est une excellente question... Est-ce un jeu ? Une blague ? Une expérience ? ... Je n'en sais fichtrement rien, mais et vous, auriez-vous une réponse à m'apporter ?"


Le professeur Vänster lui avait accordé le droit de se rendre sur l'île mais elle devait rester incognito et devait se faire passer pour un joueur tout ce qu'il y avait de plus normal... Enfin, ça, c'était compliqué car livré à lui seul pour assurer sa survit, l'Homme avait tendance à perdre la tête... Bref, elle nia donc avec un naturel non feint qu'elle ne savait pas pourquoi ils étaient ici.
Quant à la seconde question de Galatée, elle ne resta pas en suspend très longtemps car elle enchaina rapidement dessus.


"Quant à ma profession, je suis scientifique."


Elle, les expériences elle connaissait et alors que son cœur se remettait à peine à battre à sa vitesse de repos, quelque chose, sans doute la bête, se jeta contre la porte dans un "bong !" sonore qui résonna dans tout l'entrepôt. Frôlant la crise cardiaque, Oran saisit cette occasion qu'il/elle attendait temps...
Doucement, sans regarder son compagnon d'infortune, elle tourna sur elle-même, se mettant face à la porte et, de nouveau, enleva le cran de sureté de son revolver. Il était chargé à bloc, elle avait six coups à tirer. Lentement, elle s'approcha de la grande porte et elle attendit.
Sans bouger. En silence. L'arme pointée sur la porte.
Et lorsque de nouveau un "bong !" résonna dans l'entrepôt, à une fraction de seconde prêt après le bruit, elle tira dans la porte.
Trois coups.
Et le silence fut de nouveau au rendez-vous.


"Un peu de calme pour discuter..."

A son tour, elle détacha ses cheveux. Oran n'aimait pas quand Melody les attachait, il/elle trouvait que c'était du gâchis. Et la longue crinière de feu de la jeune femme tomba dans son dos tandis qu'elle rangeait son arme à la ceinture et qu'elle se tournait vers Galatée, ses grands yeux verts nettement plus froid que précédemment.

[C'est pas génial mais comme je pourrai pas revenir avant le 14, je préférais te répondre tout de suite]
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeDim 20 Avr - 19:18

Et une autre Melody sous mon nez, sûrement sa seconde personnalité qui d'emblée me plaît. Aussi cruelle que moi, quoiqu'avec moins d'intelligence. mais ça, c'est normal. Qui a dit que j'étais vantard ? Je suis égocentrique, nuance. Et terriblement prétentieux, mais ça, c'est dur à louper quand je ne joue pas la coméide. En fait, c'est même le premier trait de mon caractère que les gens voient...

_ Il était stupide de tirer. Ca n'a fait que fragiliser la porte, et donc lui donner un avantage. Je doute que ce truc renonce. Au mieux, il ira faire un petit tour avant de nous rendre à nouveau visite.

Je n'ai pas pu m'en empêcher. Ce constat clair et froid est sorti tout seul, tandis que je détache à nouveau mes cheveux. Je préfère ça. Repoussant les longues mêches de ma frange sur les côtés, je laisse voir l'entière noirceur de mes yeux. J'aime à me dire qu'ils évoquent une nuit sans lune, une de ces nuits où le moindre crime prend une dimension quasi-mystique. Noirs comme les enfers, froid comme les icebergs, brulants comme la lave, caressant comme la lame d'un poignard sur la chair frémissante d'une gorge offerte un instant avant de la trancher... Un de mes amants de passage, un homme aussi tordu que moi, bien sûr, m'a dit que mon regard le portait au bord de l'orgasme [ o_O flippant le gars ! ]
Ce souvenir me tire un regard et un sourire d'autant plus froids que je me rappelle lui avoir enfoncer une lourde aiguille creuse en argent, l'un de mes jouets favoris, entre deux vertèbres, ne le tuant pas - ce n'était pas assez amusant - mais le rendant tétraplégique. Cela, c'était jouissif. Personnellement, contempler mes yeux ne me suffit pas.

_ A qui ai-je l'honneur ? A quelqu'un d'aussi épris de noirceur que moi, j'espère ? La naïveté de votre précédente personnalité n'étant distrayante qu'un moment...

Je suis définitvement suicidaire. Certes, je sais reconnaître quand quelqu'un change de personnalité, mais de là à sous-entendre quelque chose comme ça... D'autant qu'il n'y a guère que moi, je pense, pour penser cette fille naïve et presqu'innoffensive. Mais cela ne gêne guère tant que l'autre ne me saute pas dessus. Elle n'est pas moche, mais je ne suis pa d'humeur à ça. Pervers ? certes. cela ne me fait guère qu'un défaut de plus à vos yeux, chers téléspectatuers, n'est-ce pas ? De toute façon, plus l'on se fait haïr, plus longtemps on reste en vie. Ainsi vont les choses.
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Melody d'Elcaran
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MessageSujet: Re: Un abris... pas pour longtemps   Un abris... pas pour longtemps Icon_minitimeSam 26 Avr - 17:55

Les balles avaient transpercée la porte avec une facilité déconcertante et de son ouie fine, elle était sur d'avoir entendue un gémissement. Bien, elle l'avait au moins blessée et si la bête revenait à la charge, elle serait affaiblie. Rien de mieux pour l'achever facilement. Les commentaire du jeune homme ne lui tirèrent qu'un haussement d'épaule désintéressé.

"Qu'elle vienne. Ce sera plus amusant."

La jeune femme ne semblait pas le moins du monde ressentir une once de quoi que ce soit provoquée par Galatée : pas de peur, pas de terreur, pas d'élan d'affection, pas de plaisir ni quoi que ce soit d'autre...
Et elle continuait d'avancer vers lui, raccourcissant de secondes en secondes la distance qui les séparait, ne détachant pas le moins du monde ses grands yeux verts de ceux, si noirs et si intenses, du styliste. Ils étaient certes hypnotisant et elle sentait qu'elle se laissait doucement couler dedans mais elle ne pouvait se permettre de s'y perdre ou de s'y laisser prendre : ça aurait marqué la fin, son échec et Oran ne pouvait supporter cela. s'arrêtant à quelques centimètres du jeune asiatique, l'empêchant ainsi de pouvoir utiliser son fusil sur elle, bien que l'arme soit le cadet de ses soucis sur le moment.
Silencieuse, elle observait et détaillait avec une attention minutieuse le styliste, sans éprouver aucune gêne à le regarder de haut en bas sans oublier de rester vigilante. Oran était comme ça, agaçant(e) et audacieux(se), bien plus qu'on ne pouvait le soupçonner. Et si il/elle avait nettement fait comprendre à Galatée qu'il/elle n'était qu'une seconde personnalité, c'est qu'il/elle devait avoir une idée derrière la tête car en règle générale, il/elle était si discret(e) qu'on ne remarquai pas de changement dans le comportement de Melody, du moins jusqu'à ce que mort s'en suive car Oran était plutôt quelqu'un de sanguinaire. Oui, il/elle aimait voir couler le sang sur ses mains mais il/elle ne l'avouerait sans doute jamais.
Il/elle décida de répondre à la seconde question de Galatée avec une désinvolture non feinte.


"Appelez-moi Oran..."


Le commentaire de Galatée qui suivit sa question fit sourire Oran. Un sourire froid et mesquin qui n'inaugurait le plus souvent rien de bon. C'est celui qu'il/elle faisait lorsqu'elle allait commettre une "erreur" - si je peux m'exprimer ainsi - le sourire qu'il/elle faisait lorsqu'il allait voir le liquide rouge tant adulée couler sur ses doigts en épousant la forme de la paume de sa main et glissant le long de son poignet puis de son bras.
Mais Oran n'avait pas l'intention de tuer Galatée, d'une certaine manière il appréciait ce personnage qui, comme tous les autres, étaient tombé dans le piège de Melody... Elle le tendait constamment, sans toujours sans rendre compte car il était dans sa nature...
Mais bien sûr, Oran ne le lui dirait pas. Oran tairait ce fait comme il/elle l'avait toujours fait, protégeant jalousement cette capacité que son lui/elle originel possédait. Après tout, il/elle n'était que le double, la copie imparfaite... Et tant que Melody ne l'aurait pas compris, il/elle ne pourrait que rester derrière elle. Pour le moment, elle était en sommeil, effacée dans un coin de son esprit et ne suivait pas la conversation qu'il/elle avait avec Galatée. Tant mieux, elle aurait désapprouvé ses manières de faire.Comme d'habitude.

Le silence commençant à se faire pesant, la jeune femme soupira. Il n'y avait pas grand chose dont il/elle pouvait parler avec le célèbres styliste, il/elle n'était pas plus cultivé(e) que Melody et pas plus intéressé(e) aussi par la mode que cette dernière...
Quoi qu'il en soit, il/elle était bien content(e) que Galatée ait soigné ce corps qui lui servait d'enveloppe de temps en temps et dont la douleur lui parvenait par intermittence.
Ses yeux n'avaient toujours pas quitté ceux de son interlocuteurs. Elle les trouvaient magnifiques. Magnifiquement dangereux. Et d'un noir si somptueux et élégant qu'elle ce demandait si la couleur des prunelles de Galatée était humainement possible chez un être comme lui.
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